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Visant à empêcher la constitution de monopoles économiques dans le secteur des médias d'information

31 votes

Loi en cours d'examen

Le vote final n'a pas encore eu lieu. Les amendements et articles déjà examinés en séance sont disponibles ci-dessous.

20 amendements et articles examinés
12 février 2026Rejeté

L'amendement n°23 de M. Tryzna proposait de modifier la définition du seuil de concentration dans le secteur des médias d'information à l'article premier de la PPL anti-monopoles. Rejeté par 71 voix contre 54, cet amendement visait à renforcer les critères de détection des situations de monopole économique, en ciblant notamment les groupes comme Vivendi/Bolloré. La droite et le RN ont voté massivement contre, considérant ces seuils trop contraignants pour la liberté d'entreprise.

#Social#Numérique
54 pour71 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

L'amendement n°19 proposait d'abaisser significativement les seuils d'audience cumulée au-delà desquels un groupe serait considéré en situation de monopole médiatique. Repoussé par 88 voix contre 60 sans aucune abstention, le texte de M. Tryzna aurait eu pour effet immédiat de qualifier la situation de plusieurs grands groupes français comme monopolistique. Les opposants ont dénoncé un texte « sur-mesure » visant un acteur en particulier, en référence implicite au groupe Bolloré.

#Social#Numérique
60 pour88 contre0 abs.
12 février 2026Rejeté

Avec 91 voix contre et seulement 62 pour, l'amendement n°67 de M. Tryzna a été nettement repoussé. Ce texte cherchait à élargir le périmètre d'application de l'article premier aux médias numériques et plateformes en ligne, en plus des médias traditionnels. Les opposants ont argué que cette extension aurait créé une insécurité juridique pour les acteurs du numérique. La gauche, à l'origine de la PPL, souhaitait ainsi couvrir l'ensemble de l'écosystème informationnel face à la concentration.

#Social#Numérique
62 pour91 contre3 abs.
12 février 2026Rejeté

L'Assemblée a repoussé l'amendement n°16 de M. Tryzna par 89 voix contre 63, sans aucune abstention. Cet amendement proposait d'introduire une obligation de notification préalable à l'Arcom pour toute opération de rachat dans le secteur des médias d'information dépassant un certain seuil de chiffre d'affaires. Le dispositif visait à doter le régulateur d'un pouvoir d'alerte anticipée face aux concentrations rampantes, sur le modèle du contrôle des concentrations par l'Autorité de la concurrence.

#Social#Numérique
63 pour89 contre0 abs.
12 février 2026Rejeté

L'amendement n°66 de M. Tryzna, rejeté par 90 voix contre 64, proposait de créer une clause de conscience collective permettant à une rédaction entière de démissionner avec indemnités en cas de changement de propriétaire portant atteinte au pluralisme. Ce dispositif, inspiré de la clause de cession individuelle existante, aurait permis une action collective des journalistes face aux rachats hostiles. La droite a argué que ce mécanisme aurait rendu toute acquisition de média économiquement prohibitive.

#Social#Numérique
64 pour90 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

Rejeté à une large majorité de 84 voix contre 52, l'amendement n°21 visait à inscrire dans la loi un plafond maximal de détention de parts dans plusieurs médias d'information simultanément. M. Tryzna ciblait directement les situations où un même actionnaire contrôle à la fois des chaînes de télévision, des radios et des titres de presse écrite, comme c'est le cas du groupe Bolloré avec CNews, Europe 1 et le JDD. La majorité relative a jugé ce dispositif disproportionné.

#Social#Numérique
52 pour84 contre0 abs.
12 février 2026Rejeté

Par 92 voix contre 62 et 3 abstentions, l'amendement n°28 a été repoussé. Ce texte proposait de soumettre les groupes détenant des médias d'information à une obligation annuelle de publication d'un rapport détaillant leur structure capitalistique et leurs liens avec d'autres secteurs économiques. L'objectif était de rendre visibles les conflits d'intérêts potentiels entre intérêts industriels et édition d'information, dans un contexte où des groupes comme Vivendi combinent activités médiatiques et industrielles.

#Social#Numérique
62 pour92 contre3 abs.
12 février 2026Rejeté

L'amendement n°29 de M. Tryzna a été rejeté par 95 voix contre 65. Il proposait de créer un mécanisme de cession obligatoire lorsqu'un groupe dépasse les seuils de concentration définis par la loi, avec un délai de mise en conformité de 24 mois. Cette disposition, inspirée du droit américain antitrust, a été combattue par la droite qui y voyait une atteinte au droit de propriété. Seuls 2 députés se sont abstenus sur ce vote très clivé.

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65 pour95 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

Avec 95 voix contre et 68 pour, l'amendement n°31 a été repoussé malgré un soutien notable. Ce texte proposait d'intégrer dans la loi la notion de « pouvoir éditorial effectif » comme critère de concentration, au-delà de la seule détention capitalistique. L'idée était de capturer les situations où un actionnaire influence la ligne éditoriale sans détenir formellement la majorité du capital, un mécanisme observé dans plusieurs rédactions. Trois députés se sont abstenus.

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68 pour95 contre3 abs.
12 février 2026Rejeté

Rejeté par 95 voix contre 64 avec 4 abstentions, l'amendement n°69 de M. Tryzna cherchait à étendre les obligations de transparence financière aux filiales indirectes des groupes médiatiques. Le texte visait les montages juridiques complexes par lesquels certains groupes dissimulent l'étendue réelle de leur emprise sur le paysage médiatique via des sociétés écrans ou des holdings intermédiaires. La majorité a estimé que le droit commercial existant couvrait déjà suffisamment ces situations.

#Social#Numérique
64 pour95 contre4 abs.
12 février 2026Rejeté

Malgré 69 voix favorables — le score le plus élevé des amendements Tryzna — l'amendement n°30 a été repoussé par 98 voix contre. Ce texte prévoyait la création d'un observatoire indépendant du pluralisme médiatique, doté de pouvoirs d'enquête et rattaché au Conseil d'État. L'observatoire aurait publié un rapport annuel sur l'état de la concentration et formulé des recommandations contraignantes. Le rejet massif par 98 députés reflète la réticence à créer une nouvelle autorité administrative.

#Social#Numérique
69 pour98 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

L'amendement n°58 rectifié a été rejeté avec le plus faible écart de la série : seulement 8 voix (69 contre, 61 pour, 3 abstentions). Ce texte proposait d'imposer la publication en accès libre des comptes sociaux de toute entreprise éditant un média d'information, quelle que soit sa forme juridique. La faiblesse de la marge de rejet suggère qu'une partie de la majorité était sensible à cet argument de transparence financière. Un basculement de 5 voix aurait suffi à inverser le résultat.

#Social#Numérique
61 pour69 contre3 abs.
12 février 2026Rejeté

Repoussé par 89 voix contre 60 sans aucune abstention, l'amendement n°18 visait à introduire un test d'intérêt public avant toute opération de fusion-acquisition dans le secteur des médias d'information. Ce test, pratiqué au Royaume-Uni et en Allemagne, permet d'évaluer si une concentration est compatible avec l'intérêt général en matière de pluralisme. M. Tryzna a plaidé pour l'alignement du droit français sur ces standards européens, mais la droite a rétorqué que le droit de la concurrence français était déjà suffisant.

#Social#Numérique
60 pour89 contre0 abs.
12 février 2026Rejeté

Par 85 voix contre 62, l'amendement n°65 a été écarté. Ce texte de M. Tryzna proposait d'interdire le cumul entre la fonction de dirigeant d'un groupe industriel et celle d'administrateur d'un média d'information. La mesure ciblait les situations de confusion entre pouvoir économique et pouvoir médiatique, où des capitaines d'industrie siègent au conseil d'administration de médias qu'ils contrôlent financièrement. Deux députés se sont abstenus, jugeant la mesure insuffisamment calibrée.

#Social#Numérique
62 pour85 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

Rejet des amendements identiques de M. Ballard et cosignataires visant à supprimer l'article premier de la PPL anti-monopoles médiatiques. Supprimer cet article aurait vidé le texte de sa substance, puisqu'il pose le principe de seuils de concentration dans le secteur des médias d'information. La droite et le RN échouent à faire tomber le cœur du dispositif.

#Social#Numérique
66 pour91 contre0 abs.
12 février 2026Adopté

Les députés ont approuvé l'article premier de la loi anti-monopoles médiatiques. Cet article concerne la lutte contre la concentration des médias d'information. Il fait désormais partie du texte.

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89 pour62 contre4 abs.
12 février 2026Rejeté

Par 94 voix contre 67, l'Assemblée a repoussé l'amendement n°32 qui proposait d'instaurer un droit de veto du comité d'éthique de chaque rédaction en cas de changement de propriétaire d'un média d'information. M. Tryzna souhaitait donner aux journalistes un pouvoir décisionnel sur les cessions de titres, estimant que l'indépendance rédactionnelle ne peut être garantie sans l'aval des équipes. Deux abstentions ont été enregistrées sur ce vote.

#Social#Numérique
67 pour94 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

Repoussé par 85 voix contre 62 avec 2 abstentions, l'amendement n°64 proposait d'inscrire dans la loi l'interdiction pour un même groupe de détenir simultanément plus de deux licences de diffusion audiovisuelle nationale. M. Tryzna ciblait les empires médiatiques contrôlant à la fois des chaînes d'information en continu, des chaînes généralistes et des stations de radio. Ce plafonnement des licences, pratiqué dans plusieurs démocraties européennes, a été jugé incompatible avec le cadre juridique français actuel.

#Social#Numérique
62 pour85 contre2 abs.
12 février 2026Rejeté

L'amendement n°24 a été rejeté de justesse, avec 83 voix contre et 67 pour — un écart de seulement 16 voix, parmi les plus serrés de la série. Ce texte visait à créer une procédure d'agrément préalable par l'Arcom pour tout transfert de contrôle d'un média d'information dépassant 20% de parts d'audience dans sa catégorie. Le vote serré témoigne d'une fissure au sein même de la coalition macroniste, certains députés Renaissance s'étant joints à la gauche sur cette question.

#Social#Numérique
67 pour83 contre1 abs.
12 février 2026Rejeté

L'Assemblée a repoussé l'amendement n°20 par 87 voix contre 53, sans abstention. Ce texte proposait d'obliger les propriétaires de médias d'information à déclarer publiquement tout contrat commercial supérieur à 100 000 euros avec des entités publiques ou parapubliques. L'objectif de M. Tryzna était de prévenir les pressions économiques indirectes de l'État sur les médias via les marchés publics et la publicité institutionnelle, un phénomène documenté par plusieurs rapports parlementaires.

#Social#Numérique
53 pour87 contre0 abs.
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